La fille automate de Paolo Bacigalupi


« La sublime Emiko n’est pas humaine. C?est une créature artificielle, élevée en crèche et programmée pour satisfaire les caprices décadents d’un homme d’affaires de Kyoto. Êtres sans âme pour certains, démons pour d’autres, les automates sont esclaves, soldats ou jouets pour les plus riches, en ce XXIe siècle d’après le grand krach énergétique, alors que les effets secondaires des pestes génétiquement modifiées ravagent la Terre et que les producteurs de calories dirigent le monde. Qu’arrive-t-il quand l’énergie devient monnaie ? Quand le bioterrorisme est outil de profit ? Et que les dérives génétiques font basculer le monde dans l?évolution posthumaine ? »

Dans ce premier roman récompensé par quatre prix, Hugo, Campbell, Nebula et Locus 2010, Paolo Bacigalupi développe, avec une approche à la William Gibson, une anticipation géopolitique des plus réalistes.

Conclusion du test : Ce livre m’a été recommandé par un lecteur de fantasy/science-fiction et comme il était disponible dans la bibliothèque où je travaille en ce moment, je me suis dépêchée de l’emprunter avant qu’il ne vienne à quelqu’un d’autre l’idée de le faire.

Les premiers chapitres, j’avoue m’être sentie un peu perdue, dans le sens où l’on découvre un monde post-apocalyptique dominé par les manipulations génétiques, une autre culture (dans le roman nous sommes propulsés en Thaïlande) et de multiples personnages entre lesquels on ne voit pas vraiment de liens (un occidental directeur d’usine de piles, un réfugié chinois, un PDG alcoolique, un proxénète, des sortes de militaires-miliciens, une mystérieuse fille automate…). J’ai eu quelques minutes l’envie de refermer le livre en soufflant, parce que mine de rien ce n’est pas vraiment facile à lire (surtout par rapport aux livres ado dans lesquels je suis immergée au boulot), mais j’ai finalement décidé de poursuivre en me disant « s’il est couvert de prix, ce n’est pas pour rien, lis-en au moins la moitié après tu pourras dire tronuljaimepas ! ». Bref, j’ai donc continué ma lecture et là, les chapitres se sont enchaînés comme un rythme bien fait au fur à à mesure que l’auteur faisait progresser son récit, jusqu’à ce que tout s’emboîte parfaitement. Ce n’est donc que plus loin dans le livre que l’on comprend enfin les liens entre les personnages, l’importance de leurs actions et les répercussions que celles-ci ont sur toute l’histoire.

Au final, c’est donc un roman dans lequel j’ai eu du mal à plonger mais duquel j’ai eu du mal à ressortir. L’ambiance générale est souvent emprunte de malaise, c’est en tout cas ce que j’ai ressenti lorsque je me disais « Et si ceci était une vision du futur et non un ouvrage de science-fiction ? ».

Mêlant écologie et politique dans une vision chaotique, l’auteur nous fournit un contenu riche et un monde détaillé qui ne laisse pas indemne.

Le plus : L’avalanche de prix qu’il a reçu. Attention cependant, c’est plus un livre adulte que adolescent je pense (notamment pour certains passages et pour les réflexions que le roman peut faire naître).

Personnage préféré : Emiko, la fille automate, qui est tellement émouvante dans sa lutte permanente contre ses modifications génétiques et sa volonté d’être humaine.

Publié le 16 juillet 2013, dans Livres, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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