Nox d’Yves Grevet


« Une ville basse enveloppée d’un brouillard opaque – la nox -, plongée dans l’obscurité. Des hommes contraints de marcher ou de pédaler sans cesse pour produire de la lumière. Une société codifiée, régentée par une milice toute puissante. Des amis d’enfance qui s’engagent dans des camps adverses. Un héros qui se bat pour épouser celle qu’il aime. Une jeune fille qui vie dans la lumière, prête à tout pour retrouver la femme qui l’a élevée. »

Conclusion du test : J’avoue que rien qu’avec ce résumé, je n’aurais peut-être pas acheté ce livre, mais c’était sans compter sur ma rencontre avec Yves Grevet dans un salon littéraire. J’ai donc fini avec un exemplaire dédicacé dans les mains et l’obligation de le lire. Pour le deuxième, j’ai patiemment (hum hum) attendu qu’il arrive dans la commande du secteur jeunesse de la bibliothèque.

Le thème de base est ici classique, avec une société scindée en deux : les pauvres d’un coté et les riches de l’autre.

Dans cette histoire, on suit tout d’abord Lucen, qui habite dans la partie basse de la ville où tous les produits ne sont que de pâles répliques de ceux de la ville haute, même les prénoms (Lucen = Lucien). Il a quelques cotés naïfs malgré son âge et ses responsabilités (les jeunes de la ville basse travaillent tôt et sont vite mariés), mais il se bat pour ce qu’il veut et s’interroge sur ce qui l’entoure, ce qui en fait un personnage attachant. La narration alterne ensuite pour nous faire connaitre ses amis d’enfance (Gerges, Mauce et Jea) qui s’engagent petit à petit sur des pentes différentes (et parfois opposées) notamment en suivant le chemin de leurs pères. On rencontre également Firmie, la fiancée de Lucen, qui a [spoil] beaucoup plus d’importance dans le second volet (j’avoue que ce personnage m’a assez souvent tapé sur les nerfs mais si je n’avais pas toujours de raisons). Vient ensuite la découverte du personnage de Ludmilla, une fille de la ville haute, qui peut au départ se monter (très) agaçante par son coté fille à papa, mais qui finit par évoluer au fur et à mesure des mensonges, trahisons et aventures qu’elle va expérimenter.

La rencontre entre Lucen et Ludmilla va elle finalement s’opérer lorsque cette dernière décidera de partir à la recherche de son ancienne gouvernante. Mais tout ne va pas se passer comme elle l’imaginait…

Le plus : L’univers que nous présente ici l’auteur n’est pas réglé par la dualité bien-mal que l’on croise souvent dans les romans adolescents (les méchants sont toujours vils et sournois, les gentils toujours courageux et loyaux). Ses personnages sont amenés par leurs actions et leurs répercussions à devoir pencher d’un coté comme de l’autre, mais aussi à réfléchir à ce qu’ils font, ce qui est très appréciable. Certaines parties du roman sont très noires et empruntes de violence (notamment dans les scènes impliquant les miliciens), mais quelques touches d’espoir viennent éclairer le lecteur sur son chemin.

Publié le 16 juillet 2013, dans Livres, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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